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DÉCEMBRE 2018

Nous vous informons que vous pouvez consulter les derniers reportings de nos fonds ouverts et de nos fonds sur-mesure sur notre site.

FONDS OUVERTS

Perf. MTD

Perf. 1 an

Perf. 3 ans

Vol. 3 ans

-4.64%

-10.63%

-3.68%

13.94%

-10.75%

-14.89%

-8.94%

14.34%

-9.19%

-10.97%

-2.48%

12.91%

-4.26%

-9.38%

-3.89%

7.84%

-2.11%

-7.26%

-0.89%

4.00%

-0.90%

-4.97%

+4.30%

1.94%

N.B : Les performances et réalisations du passé ne constituent en rien une garantie pour des performances à venir. Elles ne sont pas tables dans le temps.

L'équipe commerciale reste à votre entière disposition pour toute information complémentaire.

Retour sur 2018

« Nowhere to run, nowhere to hide »

Tensions commerciales, incertitudes sur les objectifs de croissance mondiale, craintes sur le déficit budgétaire italien, scénario de « Hard-Brexit », retour de la volatilité, interrogation sur les marges des GAFA… L’année 2018 aura été une année compliquée pour les marchés financiers, et les différents indices mondiaux clôturent largement en territoire négatifs.

Performances du 29/12/2017 au 31/12/2018*

CAC 40 (€)

-8.88%

Eurostoxx 50 (€)

-12.03%

S&P 500 ($)

-4.94%

Topix (¥)

-16.26%

MSCI World (€)

-4.11%

(* Indices dividendes réinvestis)

Après une année 2017 extravagante, le retour à la réalité de 2018 secoue plus d’un investisseur…

Comme le montre le tableau ci-dessous, là où en 2017 l’ensemble des classes d’actifs performaient positivement, 2018 signe elle une année de correction globale (presque) tout type d’actifs confondus.

Il était donc difficile cette année de trouver un endroit pour se cacher et éviter les remous incessants engendrés par les nombreux aléas géopolitiques et alimentés par la Twittosphère Trumpesque.

(Performances en devises locales)

Valorisations :
Pour ce qui est des niveaux de valorisation, les chiffres jugés « anormalement élevés » en début d’année se sont de fait fortement contractés. La résilience des marchés émergents lors de la contraction de fin d’année est tout de même à noter.

Résultats et dynamiques bénéficiaires :
La dynamique bénéficiaire des marchés, elle, perd légèrement en momentum, les analystes révisant en baisse leurs prévisions. Le mouvement est d’autant plus perceptible aux Etats-Unis après le sursaut imputé fin 2017 à la réforme fiscale de Donald Trump.

Concernant les publications de bénéfices, 2018 aura été une année exceptionnelle pour le marché américain, ce dernier affichant sur l’année une croissance des bénéfices d’environ 20% avec un taux de surprises positives relativement élevé. Les prévisions pour 2019, bien qu’inférieures à celles de 2018 restent tout de même bien orienté avec une estimation aux alentours des 7%.
Des chiffres qui sont bien moins impressionnants pour le marché européen, mais reste tout de même de bonnes factures avec 6% de croissance bénéficiaire pour 2018 et 9% attendue en 2019.
(Voir graphiques ci-dessous)

S&P 500 Index

Bloomberg European 500 Index

Marchés & Macroéconomie :

Janvier - « Rallye décalé » :
Le début de l’année 2018 se déroule dans les tons de l’année 2017 : une hausse excessive, unidirectionnelle et dénuée de volatilité. Portés par des solides indicateurs économiques et une accélération de la croissance en Chine sur 2017, les marchés mondiaux continuent leur ascension et comblent l’absentéisme du rallye de la fin d’année précédente. Même le premier « shutdown » du gouvernement américain, survenant un an après la prise de fonction de Donald Trump suite à un désaccord entre républicains et démocrates sur le sujet de l’immigration ne semble pas entacher le positivisme sévissant.

En parallèle des actualités macroéconomiques, le groupe d’experts de haut niveau (High-Level Expert Group-HLEG) sur la finance durable lancé fin 2016 a publié fin Janvier ses recommandations constituant l’un des projets les plus ambitieux au monde pour permettre d’aligner le système financier avec la trajectoire 2°C de l’Accord de Paris. Parmi les recommandations prioritaires :

  • Transparence - améliorer la qualité, la pertinence et la fiabilité des données ESG
  • Taxonomie - établir une classification claire sur les investissements "durables" et ceux qui ne le sont pas
  • Labellisation - étoffer l’offre de produits financiers verts, mais aussi de les rendre plus visibles et plus crédibles auprès des épargnants européens


Février – « ça se complique » :
Il faudra attendre la fin du mois de janvier pour constater la fin de l’euphorie acheteuse de 2017. Suite à la publication en début de mois d’une augmentation du salaire moyen aux Etats-Unis plus importante qu’anticipée, le spectre d’un emballement de l’inflation et du loyer de l’argent (augmentation des taux)  plane sur le moral des investisseurs.
« Ce qui est bon pour l’économie, ne l’est pas forcement pour Wall Street »

Cette correction signe également le retour de la grande absente de 2017 : la volatilité.



Mars – « Powell aux manettes – Les prémices d’une Trade War » :
Deux hommes sont à l’origine des mouvements du mois de mars : Donald Trump et Jérôme Powell.

Le successeur de Janet Yellen à la présidence de la réserve fédérale secoue les marchés suite à son allocution devant la chambre des représentants, annonçant que 4 hausses de taux seraient envisageables pour l’année 2018, entrainant une nouvelle tension sur les taux et une aversion pour les actifs risqués.

Le président américain lance lui son offensive commerciale, tout d’abord en taxant les importations d’aluminium à 25% et d’acier à 10% (en excluant tout de même certains alliés commerciaux tels que le Canada et le Mexique), puis cible directement Pékin à travers une barrière douanière sur 60 milliards de produits chinois, accusant les « vols de propriétés intellectuelles » et la « concurrence déloyale » de la 2e puissance mondiale.

De leur côté, les banques centrales européenne et américaine tentent de rassurer les investisseurs, se montrant optimistes sur les prévisions de croissance et d’inflation, et ce malgré les montées du protectionnisme à travers le monde.

Ce mois de mars nous démontre également que les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) ne sont pas à l’abri d’accident de marché, Facebook corrige de 14% suite au scandale d’utilisation abusive des informations personnelles de ses utilisateurs, notamment pour influencer les intentions de vote aux Etats-Unis.

En s’appuyant sur le rapport du HLEG, la Commission européenne propose une stratégie de l'UE en matière de finance durable, assortie d'une feuille de route qui expose les travaux à mener et les actions futures auxquelles participeront tous les acteurs concernés du système financier. Les objectifs du plan d’action sont de réorienter les flux de capitaux vers une économie plus durable, d’intégrer la durabilité dans la gestion des risques et de favoriser la transparence et les investissements durables.


Avril - « L’apaisement » :
Après deux mois de baisse consécutifs, les marchés mondiaux s’octroient une phase de répit.

Bien que le protectionnisme fasse toujours couler beaucoup d’encres, les investisseurs se focalisent d’avantage sur les publications de bénéfices du premier trimestre, ces dernières ressortant en générale positives avec un fort taux de surprises positives.

Outre les négociations sur le sujet de la guerre commerciale sino-américaine, le mois d’avril signera une accalmie dans les tensions géopolitiques mondiales, notamment en Asie, où pour la première fois depuis 1953, un dirigeant nord-coréen franchit la frontière militaire entre le nord et le sud. Un sommet intercoréen durant lequel sera signé une déclaration conjointe par Seoul et Pyongyang pour la dénucléarisation totale de la péninsule et une amélioration des relations entre les deux parties.

En déplacement aux États-Unis, le président français Emmanuel Macron fait figure imposante face au congrès à l’occasion de la célébration de l’alliance franco-américaine. Il ne cache pas dans son discours les différences entre lui et son homologue américain et rappelle une nouvelle fois les dangers du protectionnisme et d’une guerre commerciale à grande échelle.

Il revient également sur la nécessité de faire face au changement climatique et rappelle les engagements pris lors du « Paris Agreement », soulignant une nouvelle fois le fait que nous ne disposions pas de « planète B ».


Mai - « Avis de tempête en méditerranée » :
Le président américain domine une nouvelle fois les actualités géopolitiques, annonçant en début de mois que les Etats-Unis quitteraient l’accord sur le nucléaire iranien qui avait levé en 2015 les sanctions commerciales sur la république islamique si cette dernière cessait toutes recherches pour l’obtention de l’arme atomique.

Mais les plus grosses inquiétudes surgissent de l’Europe du sud :
En Italie, où la formation improbable d’une coalition gouvernementale entre le parti antisystème et l’extrême droite s’accompagne de la présentation d’un programme qui tournerait le dos à l’austérité et aux règles de l’Union européenne.
En Espagne, où le parti politique de Mariano Rajoy fait face à une motion de censure des suites du verdict sur l’affaire de corruption dans laquelle de nombreux membres du parti se retrouvent jugés coupables d’associations illégales, de corruption, de blanchiment d’argent et d’autres vices.


Juin - «Un G7 sous tension» :
Les yeux étant rivés sur l’Italie suite à l’échec de la première tentative de coalition gouvernementale, la destitution de Mariano Rajoy en Espagne passe finalement inaperçue.

Après un coup de théâtre, un nouveau gouvernement italien fini par se former en début de mois, avec cette fois un ministre de l’économie pro-euro, mais le président du conseil, Giuseppe Conte réaffirme tout de même sa volonté d’appliquer son programme anti-austérité, ce qui soulève des questions quant à la solvabilité de la dette d’état italienne dont la probabilité de défaut à 5 ans passe à plus de 19%.

Malgré un communiqué du G7 prônant un commerce libre, équitable et mutuellement bénéfique, Donald Trump, insatisfait du déroulement de ce dernier ainsi que du discours de Justin Trudeau (premier ministre Canadien), menace à nouveau ses alliés de l’instauration de nouvelles barrières tarifaires, notamment sur le secteur de l’automobile et renchérit sur les droits de douane concernant  les importations de technologies chinoises.

Les banques centrales, elles, maintiennent leur discours et leur feuille de route, avec une deuxième hausse de taux depuis le début de l’année pour la réserve fédérale, et le maintien du Quantitative Easing jusqu’à la fin de l’année pour la banque centrale européenne.
Mario Draghi annonce néanmoins que l’institution européenne maintiendrait ses taux directeurs sur les niveaux actuels au moins jusqu’à l’été 2019.

 

Juillet – « Consommateurs : dommages collatéraux de la guerre commerciale » :
Les péripéties commerciales alimentent toujours les inquiétudes des investisseurs, pour cause, le 6 juillet est instaurée une taxe de 25% sur 34 milliards de produits chinois importés aux Etats-Unis, une instauration qui entraînera une escalade dans la rhétorique tarifaire entre Pékin et Washington. Quand l’un se dit prêt à appliquer une tarification identique, l’autre renchéri sur la possibilité de taxer la totalité des 500 milliards d’importations chinoises.

Cette série de mesures douanières devrait impacter la visibilité des entreprises sur leurs bénéfices futurs. Pour faire face à ces augmentations tarifaires, les entreprises devront soit modifier leur méthode de production, soit augmenter le prix de vente de leurs produits au prix d’une incertitude sur les volumes de ventes, des modifications qui impacteront donc directement les consommateurs finaux.

Ces inquiétudes sur l’avenir demeurent toutefois nettement compensées par les bons résultats du moment, les publications de bénéfices ressortant une nouvelle fois supérieures aux attentes et en forte croissance.


Facebook se fait finalement rattrapé par le scandale de Cambridge Analytica, et annonce que la mise en place de nouvelles mesures de sécurité impactera sa marge opérationnelle à hauteur de 35 %. Cette nouvelle information, associée à une diminution de l’attrait du réseau social impactant les revenus publicitaire, conduit le titre à perdre près de 120 milliards de capitalisations.



Août – « 1.000 Milliards, Émergents et Hulot » :
La Trade War est toujours belle et bien présente durant ce mois d’août, les deux premières puissances mondiales se faisant toujours peur par menaces interposées. Mais Donald Trump ne s’arrête pas là, et s’en prend aussi à ses compères canadiens et européens, en menaçant à la fois de quitter l’organisation mondiale du commerce, et de sortir le Canada du traité de libre-échange nord-américain (NAFTA/Aléna).

La fin du mois est également riche en actualité, l’agence de notation Fitch Ratings dégradant les perspectives de la dette italienne accentuant de ce fait la pression sur un gouvernement en pleine défiance de Bruxelles.

Ça chauffe aussi du côté des émergents, notamment en Turquie est en Argentine. La hausse des taux d’intérêt argentins de 45% à 60% fait à nouveau chuter le peso, qui perd près de la moitié de sa valeur face au dollar américain depuis le début de l’année. Le gouvernement peine à rassurer la population, l’inflation élevée (environ 18% à fin août) et le ralentissement de l’économie poussant cette dernière à se diriger vers des monnaies refuges.

La démission du vice-gouverneur de la banque centrale de Turquie, Erkan Kilimci, fait perdre à la livre turque 5%. Une nouvelle chute qui conduit la devise à une baisse d’environ 44% depuis le début de l’année. La situation turque inquiète et les économistes mettent en garde le gouvernement contre le risque de surchauffe de l’économie, ce dernier faisant pression pour maintenir les taux bas malgré une inflation à deux chiffres galopante et un déficit croissant.

Puis la mauvaise nouvelle de l’été pour la transition énergétique française est la démission du ministre Nicolas Hulot, ce dernier s’avouant déçu du manque d’avancées dans les différents projets environnementaux et son impuissance face aux pressions lobbyistes omniprésentes.



Septembre – «Hard-Brexit, Italie Rebelle » :
Le mois de septembre continue sur la lancée de l’été qui s’achève : un marché mondial qui maintient son ascension, portée par un marché américain robuste, et malgré un marché européen subissant les sursauts et les trous d’air des nombreuses annonces géopolitiques et commerciales.

Sur le front commercial, Donald Trump lance une nouvelle salve de tarification douanière le 14 septembre sur les importations de produits chinois (annoncé à hauteur de 10% jusqu’au début 2019, puis 25%), mesure à laquelle la Chine réplique instantanément en taxant 60 milliards de produits américains.

Le sujet italien inquiète toujours en Europe, notamment sur le sujet du taux de déficit budgétaire. Ce dernier devait, selon les promesses de l’ancien gouvernement, se stabiliser sur les 0,8 %, mais le mouvement Cinq Étoiles et la Ligue réamorcent finalement la pompe à endettement en laissant ce taux glisser de 1,6 point pour atteindre 2,4 %. Un niveau certes en deçà des 3 % autorisés par l'Union européenne, mais qui ne manque pas de provoquer la défiance de leurs partenaires de Bruxelles.

Le Brexit revient sur le devant de la scène, le négociateur en chef de l'Union européenne, Michel Barnier, annonçait en milieu de mois de septembre que la possibilité d’arriver à un accord d’ici 6 à 8 semaines semblerait réaliste.
C’était sans compter le sommet de Salzbourg, où, le 20 septembre, les différents dirigeants de l'Union européenne ont pu entendre les propositions de Theresa May, et les rejeter. Le principal sujet sensible de ces négociations : le statut de l’Irlande du Nord, qui selon Bruxelles, devrait demeurer dans l'Union européenne Post-Brexit.

Les économies européennes et américaines étant toutes deux portées par des chiffres macroéconomiques solides, les discours de la réserve fédérale et de la banque centrale européenne sont en général rassurant.
La FED, qui remonte pour la troisième fois cette année ses taux en fin de mois, sort finalement le terme « accommodant » de son discours, un terme présent depuis la crise des subprimes.
La BCE, elle, laisse ses taux directeurs inchangés, malgré une prévision de croissance de la zone euro revue légèrement à la baisse pour 2019, et diminuera comme prévu ses rachats d’actifs de 30 à 15 milliards d’euros d’ici début octobre. Mario Draghi reste tout de même positif sur la croissance et juge les risques « équilibrés ».

Deux rendez-vous importants pour la planète se sont déroulés en septembre : 

  • Le « Global Action Summit » à San Francisco, où différents interlocuteurs, tant politiques qu’entrepreneurials, ont pu échanger sur l’imminence des échéances décisionnelles qui nous font face. Barack Obama, et Al Gore, qui participaient tous deux au sommet, sont revenus sur la pertinence des objectif de la COP21 et sur le manquement du monde financier à agir suffisamment rapidement face à ces objectifs potentiellement inatteignables.
  • Le « One Planet Summit 2 » de New-York, où le président Emmanuel Macron s’est imposé comme « Champion de la terre » pour faire face au combat contre le changement climatique. 10 mois après sa première édition à paris, la deuxième partie du « One Planet Summit » permet de mettre à plat les différents engagements pris par les 133 pays représentés et les avancées faites par ces actions multilatérales.

La Commission Mondiale pour l’Économie et le Climat a publié, mercredi 5 septembre, un rapport sur les potentielles opportunités que pourrait créer un changement du modèle économique mondial s’il se dirigeait vers un monde « bas-carbone ». Les gains économiques potentiels pourraient se chiffrer à 26.000 milliards de dollars et 65 millions d’emplois d’ici 2030. La lutte contre le changement climatique pourrait également permettre d’éviter 700.000 décès prématurés imputés à la pollution de l’air.



Octobre – « Croissance Mondiale & Alarme Environnementale » :
Les mois d’octobre ont souvent mauvaise réputation sur les marchés, et celui de 2018 n’y aura pas échappé.
Après trois semaines de baisses consécutives, il faudra attendre les derniers jours du mois pour pouvoir reprendre son souffle.
Face à l’attitude commerciale agressive des Etats-Unis, le Brexit, la situation délicate du budget italien et les tensions géopolitiques à travers le monde, le Front Monétaire International abaisse ses perspectives de croissance mondiale pour 2018 et 2019.
L’institution pointe du doigt la montée des risques à court terme pour le système financier et affirme que lorsque les deux plus importantes économies mondiales s’affrontent, tout le monde fini par en souffrir. La prévision de croissance du produit intérieur brut mondial est désormais fixée à 3.7 % contre 3.9 % précédemment.

Après la Chine, Donald Trump s’en prend aussi à la réserve fédérale, accusant l’institution monétaire de trop vouloir remonter ses taux d’intérêt et de compliquer le financement des déficits creusés par la politique fiscale et économique de son administration.
La FED reste néanmoins sourde aux attaques présidentielles et poursuit son chemin vers une normalisation monétaire.
Les négociations sur le Brexit sont toujours houleuses, Theresa May restant intransigeante sur la question de la frontière irlandaise. La probabilité d’un « Hard Brexit » se fait de plus en plus sentir, ce qui mobilise plus de 600.000 personnes dans les rues de Londres, manifestants pour l’obtention d’un nouveau referendum.
Les inquiétudes sur l’Italie pèsent toujours, le gouvernement italien décidant finalement de conserver son projet de budget pour 2019, bien qu’annonçant ne pas vouloir rompre les discussions avec l'Union européenne. Un projet qui est tout de même rejeté le 23 octobre, une première dans l’histoire de l’union du vieux continent.
Rome, qui ploie déjà sous une dette de 2.300 milliards d’euros (131 % de son PIB), a vu sa note d’endettement dégradée par l’agence de notation Moody’s.

Bien que les perspectives demeurent floues à court terme sur ces nombreuses problématiques, dans ce contexte de publications de résultats en général positives, certains investisseurs profitent néanmoins des valorisations attractives en fin de mois pour se repositionner.

Les experts du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tirent une nouvelle sonnette d’alarme dans leur rapport du 08 octobre 2018. Les scientifiques expliquent dans ce rapport que l’objectif de +1.5°c de réchauffement depuis l’ère industrielle serait dépasser dès 2030 faute de réduction massives des émissions de gaz à effet de serre.
Si l’on ne réduit pas d’au moins 45% (par rapport au niveau de 2010) ces émissions d’ici 2030, quelques 6% des insectes, 8% des plantes et 4% des animaux vertébrés perdraient leur habitat. Ces chiffres sont doublés si l’on dépasse les +2°c.
Les experts adressent une partie de leur message au monde de la finance. Quelque 2.400 milliards de dollars d'investissements annuels seront nécessaires entre 2016 et 2035 pour la transformation des systèmes énergétiques, soit 2,5 % du PIB mondial. Un coût qu'il faut mettre en regard avec le coût, bien plus élevé, de l'inaction, soulignent les scientifiques.



Novembre – « La Trêve hivernale » :
Le mois de novembre signe le retour de la volatilité « intraday », les mêmes actualités géopolitiques que pour les mois précédents faisant fluctuer les indices mondiaux et tourner la tête des investisseurs.

D’autres évènements notables se sont également déroulés au cours du mois, à commencer par les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, le discours plus « dovish » de la FED et la forte correction des cours du pétrole.

Les Midterms américains se terminent finalement en résultat « win-win ». Les républicains, avec la personne de Donald Trump, s’enorgeuillant de garder la main mise sur le sénat, les démocrates se félicitant de prendre possession de la chambre des représentants, et les marchés boursiers saluant cette issue électorale.

Le bras de fer entre Rome et Bruxelles continue de faire couler de l’encre. Le gouvernement italien se dit toujours ouvert aux discussions et adopte un ton plus conciliant, mais revient néanmoins difficilement sur sa proposition de budget.

Il faudra attendre la fin du mois et le sommet du G20 pour que Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping se rencontrent lors d’un entretien particulier. Les deux dirigeants se sont finalement octroyé une trêve commerciale mutuelle de 90 jours pour tenter d’aplanir leurs différends commerciaux, et l’augmentation de 10 à 25 % des tarifs douaniers sur 200 milliards de produits chinois est pour le moment suspendue.

Du côté des Royaume-Uni, un projet d’accord avec l'Union européenne est finalement trouvé par les équipes de Theresa May et validé par le gouvernement britannique. Un accord toutefois accompagné de plusieurs démissions de ministres, augmentant de ce fait les probabilités d’un « hard Brexit ». La banque d’Angleterre alerte sur les conséquences d’un scénario de Brexit sans accord, et évalue que le choc déclenché par ce dénouement serrait équivalent aux chocs pétroliers des années 1970, à savoir un effondrement de 25 % de la livre, une contraction de 8 % du PIB et une montée en flèche du chômage et de l’inflation.

Depuis le pic du 3 octobre, le pétrole a chuté de plus de 40 % et revient sur ses niveaux de l’année dernière, une baisse qui pèse fortement sur les valeurs du secteur. Il faudra attendre les annonces de coupe de la production de la part de l’Arabie Saoudite et de l’OPEP pour que les cours de l’or noir reprennent un peu de couleurs.



Décembre – « Indigestion Annuelle » :
Malgré quelques accalmies sur les sujets épineux de 2018, le mois de décembre creuse violemment la chute des indices boursiers mondiaux.

Les bonnes nouvelles sur l’Italie, dont le gouvernement rabaisse finalement ses perspectives de déficit pour 2019 vers les 2% (2.04%), et en Angleterre, où une crise politique est évitée de justesse, Theresa May n’étant finalement pas destituée après le vote de défiance de son propre parti à son encontre, sont rapidement effacées par les inquiétudes grandissantes des investisseurs.



Les sujets ne manquaient pas :

  • En Chine, la croissance des ventes aux détails signe son plus faible niveau depuis plus de 15 ans et confirme le scénario du ralentissement de l’économie mondiale en 2019.
  • Sur les taux américains, le 2 ans devient plus cher que le 5 ans (inversement de la courbe), un phénomène d’aplatissement inquiétant, généralement précurseur d’une récession..
  • L’inflexible Donald Trump rejette le compromis budgétaire du congrès, ce dernier ne comprenant pas les 5 milliards de dollars pour le financement du mur avec le Mexique, promesse phare de sa campagne, à laquelle les démocrates sont farouchement opposés. L’administration américaine rentre donc en « Shutdown » le 22 décembre, une partie des agences qui relèvent de l’Etat fédéral n’étant plus financées faute d’une majorité suffisante au Sénat.


COP 24 : Transition énergétique et juste
Le Brésil du nouveau président élu Jair Bolsonaro renonce à organiser le sommet sur le climat COP25 qui devait avoir lieu fin 2019. C’est dans cette conjoncture que s’ouvre la COP24 à Katowice en Pologne (03 au 14 Décembre). L’objectif étant d’évaluer l’impact des efforts des pays afin de maintenir ou de réduire leurs émissions globales pour répondre à l’objectif de 2°C de l’Accord de Paris. Cinq sujets majeurs ont été abordés :

  • La définition des règles d’application de l’Accord de Paris
  • Ramener les Etats dans une trajectoire 2°C
  • Combler le déficit de financement climat
  • Mobiliser les acteurs privés
  • Imposer le concept de transition juste

La Pologne a choisi de porter en lumière ce dernier défi, le charbon représente 80% de son mix électrique et la transition énergétique vers des énergies non carbonées n’est pas encore envisagée (construction d’une nouvelle centrale à charbon d’une capacité de 1000 Mw et création d’une nouvelle mine à charbon).
La COP24 a eu essentiellement deux objectifs : faire aboutir les négociations sur les règles d’application de l’Accord de Paris et avancer sur le dialogue de Talanoa pour la relève de l’ambition d’ici 2020. Autre sujet porté lors de la COP24 à la demande de la Pologne, mais en marge des négociations officielles, celui de la transition juste.
D’autres annonces ont été faites :

  • L'Allemagne et la Norvège se sont ainsi engagées à doubler leurs contributions au Fonds vert pour le climat
  • La Banque mondiale a également annoncé que son engagement en faveur de l'action pour le climat passera à 200 milliards de dollars après 2021
  • Le Fonds d'adaptation au climat a reçu une contribution totale de 129 millions de dollars
  • Le secteur du monde sportif et celui de l’industrie de la mode ont respectivement lancé le Cadre d'action climatique dans le sport et la Charte de l'industrie de la mode pour l’action en faveur du climat dans lesquels ils aligneront leurs pratiques opérationnelles et commerciales sur les objectifs de l'Accord de Paris.

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